L’ECHO du BASE N°2

BASE vous présente la nouvelle formule de l’ECHO du BASE ! Le bulletin d’information semestriel fait peau neuve et revient pour vous présenter les activités du BASE, mais également déclencher des questionnements et inciter à la réflexion sur les questions de société et de santé au Tchad.

Bonne lecture !

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Dépliant du BASE

Découvrez le Bureau d’Appui Santé et Environnement, sa vision, sa mission et ses activités en deux pages, quelques mots et des images grâce au dépliant à télécharger en cliquant ci-dessous.

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Rapport d’Activités BASE 2016

L’année 2016 a été marquée par la poursuite des activités institutionnelles et aussi celles relatives aux différents projets exécutées sur le terrain par l’ONG BASE.

Au titre des activités de l’institution : une assemblée générale a été tenue pour examiner et approuver les rapports d’activités et d’audit des comptes de l’exercice 2016, deux réunions du Comité de Direction qui est l’organe d’exécution ont été tenues pour suivre l’exécution des activités et évaluer les résultats des activités des coordinations. Pour la mise en œuvre du Plan d’Orientation Stratégique qui repose essentiellement sur la stratégie du coup double en vue de la transformation de la société tchadienne,  la phase de la définition des indicateurs et des outils des suivis des changements a été entamée et les équipes sont appuyées pour l’opérationnalisation du POS. Un processus de capitalisation des expériences est entamé avec la production des fiches d’expériences validées afin de les diffuser. Une stratégie de communication a été élaborée et sa mise en œuvre est enclenchée qui a permis des mises à jour régulières du Site Web et de la page FACEBOOK par les coordinations.

Etant membre de plusieurs réseaux d’organisations nationales et internationales, BASE a participé activement à plusieurs rencontres tant au niveau du pays qu’à l’étranger. Les coordinations des projets ont été accompagnées dans la mise en œuvre et dans l’élaboration des rapports techniques et financiers. Dans le souci de renforcer les capacités de son personnel, 6 ont été formés notamment en communication, sur le logiciel comptable Tom2Pro et sur le logiciel de conception graphique InDesign sans oublier la participation active du BASE à la finalisation des modules de formation communautaire et à la validation des modules de formation sur la prise en charge communautaire du paludisme ainsi qu’au suivi du plan de santé communautaire.

Au titre des projets :

L’année 2016 a été la troisième année de mise en œuvre du projet d’Appui à l’Amélioration des soins de santé maternelle et infantile (SMI) dans les quartiers Sud et Est de N’Djaména ; il s’agit de la composante 2 du Projet Santé Urbaine à N’Djaména financé par l’Agence Française de Développement (AFD) et dont la Mairie de N’Djamena est le maître d’ouvrage.

Les actions entreprises pour le 1er projet ont abouties à la réception définitive de construction et réhabilitation des 17 CS, au recrutement d’un bureau d’études pour évaluer les besoins en commodités des centres de santé et HD, à la définition des caractéristiques des équipements médicaux des formations sanitaires.

Les personnel de santé des CS ont été formés sur différents thèmes. Les capacités des COGES et COSAN ont également été renforcées. Toutes ces formations pour les PS et COSAN ont fait l’objet de suivis post-formation et de supervisions afin de mesurer leur impact.

L’élaboration d’un plan de communication a permis d’aboutir au développement de 13 messages radiophoniques basiques sur la SMI et l’hygiène ainsi que de pièces de théâtre, des sketches et films, à la signature des conventions avec 04 radios privées et les journaux de la place, la production de théâtre et films portant sur la consultation prénatale, appui à l’élaboration des micro plans des 32 CS et plans d’action des DS,

L’année 2016 a vu également le lancement du projet Appui à la Réduction Durable de la Mortalité Maternelle et Infantile par le Renforcement de l’accessibilité de l’Offre et du Financement de la Demande de Soins en Partenariat avec les Communautés dans les Districts de Laoukassi et de Benoye relevant de la DSR de Logone Occidental ; une des composantes du Projet d’Appui au Secteur Santé du Tchad (PASST2) également sur financement de l’AFD.

Les premiers mois de mise en œuvre ont été consacrés à la signature du contrat, le lancement officiel, l’installation de l’équipe du projet et la tenue d’un comité de pilotage. Les besoins des CS ont été évalués et des travaux vont être lancés et supervisés par un bureau d’étude. Les COGES et COSAN ont été évalués dans le but d’être redynamisés.

Des rencontres ont été organisées avec les leaders traditionnels qui ont abouti à la réalisation de 18 micro-planifications concertées dans les 06 ZR retenues afin de choisir les sites pour les stratégies avancées. Les réseaux de relais et matrones ont également été rencontrés.

Les infirmiers mobiles ont suivi des stages et 25 membres des ECD ont été formés sur la supervision facilitante en collaboration avec Expertise France. Les districts et la délégation sanitaire ont été appuyer pour la tenue des supervisions des formations sanitaires. Enfin, un observatoire régional a été mis en place au niveau de la DSR avec l’appui du CIDR.

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Rapport d’activités BASE-Tchad 2016

Ce rapport narratif présente les activités du BASE-TCHAD durant la période allant de janvier à décembre 2016.

Cette année 2016 a été marquée par la poursuite des activités du projet   « Intervention nutritionnelle et santé communautaire dans les quatre districts sanitaires de la région de Wadi Fira » en partenariat avec le PAM et l’UNICEF (depuis septembre 2016 et qui prendra fin au mois de Mars 2017) et aussi le projet des soins et entretiens des réfugiés soudanais à l’Est du Tchad en partenariat avec l’UNHCR depuis plus de 6 ans. Le BASE a également lancé un nouveau projet en partenariat avec le FOSAP. Ce projet vise à lutter contre le VIH/Sida et la tuberculose en renforçant les communautés et en appuyant la prise en charge à travers 9 régions du Tchad.

Deux réunions de Comité de Direction en Avril et Octobre 2016 ont été tenues pour le suivi de l’exécution des activités. Tous les coordinateurs des projets ont été conviés à cette rencontre, ils ont présenté leurs activités et des recommandations ont été faites.

L’UNHCR et le BASE ont poursuivi leur protocole d’accord bipartite de mise en œuvre du projet dans les camps des réfugiés de Farchana et Gaga pour une durée de 12 mois (janvier à décembre 2016). Le projet était intitulé : « Soins et entretiens des Réfugiés Soudanais à l’Est du Tchad ».  Le BASE était chargé d’assurer les soins de santé primaire, de santé de la reproduction et VIH/SIDA et de nutrition en vue d’améliorer l’état de santé des réfugiés des camps de Gaga et Farchana sous un financement assuré par l’UNHCR.

Les deux camps des réfugiés soudanais de Farchana et Gaga sont situés respectivement dans les départements d’Assoungha (District d’Adré) et de Ouara (District d’Abéché) de la région de Ouaddaï. Ces deux camps disposent de centres de santé gérés par le BASE. Chaque centre de santé est appuyé par un médecin, cinq infirmiers, trois sages-femmes et des agents de santé communautaire. Le système de référence et contre référence est fonctionnel et a suivi les niveaux de la pyramide sanitaire. Les références ont été orientées vers l’Hôpital de District d’Adré et l’Hôpital Régional d’Abéché.

Le Bureau d’Appui Santé et Environnement (BASE) en partenariat avec la Délégation Sanitaire Régionale de Wadi Fira, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a prolongé la mise en œuvre du « projet de lutte contre la malnutrition aigüe modérée » qui a débuté en Mai 2016 et a pris fin le 1er février 2017. L’objectif consistait à contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition aigüe globale des enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes et allaitantes qui sont un problème de santé publique dans cette région du Tchad. C’est aussi pour consolider les acquis du précèdent programme et engendrer d’autres actions novatrices bénéfiques pour la communauté.

La malnutrition persiste toujours dans la région de Wadi Fira. En effet, l’enquête SMART d’Août à Octobre 2016 révèle que le taux de la MAG qui était de 18% l’année dernière avait chuté à 13,7% et le taux de la Malnutrition chronique globale est passé 29,5 % à 33,7%.

Il se pose un grand défis de la prise en charge en zones B qui sont éloignées des Centres de Santé (zones A) et difficilement accessibles par les agents de l’Etat par manque des moyens logistiques.  En conséquence, les enfants avec malnutrition aigüe sévère des zone B sont délaissés et ne bénéficient d’aucune prise en charge c’est ce qui n’est pas conforme au protocole de la PCIMA. Pour contrer ce phénomène, BASE, en partenariat avec l’UNICEF de septembre 2016 à février 2017, a mis en place des cliniques mobiles. Les cliniques mobiles ont trouvé toute leur importance dans l’amélioration de l’accessibilité des soins nutritionnels aux enfants de zone B. Entre 2011 et 2012, le nombre des UNA est passé de 2 à 46 pour atteindre actuellement 52 UNA. Le nombre d’enfants pris en charge représente une couverture de 77% grâce aux cliniques mobiles du BASE.

Un appui de chaque district appuyé par un point focal nutrition a permis la bonne gestion des intrants nutritionnels. Grace au réseau communautaire que BASE disposait dans la région, il a pu accroitre les dépistages et les référencements précoces. Le manque d’une bonne éducation nutritionnelle et la faible connaissance de pratique familiale essentielle ont été des problématiques qui se posaient à cette communauté ; c’est pourquoi il était important de promouvoir ces activités dans la PCIMAS à travers les animateurs et les relais communautaires.

La stratégie était cette fois ci d’impliquer davantage la communauté sur la prise en charge nutritionnelle, de former les ménages (maman lumière) sur les techniques de dépistage de leurs enfants et d’intégrer de manière formelle les activités de PCIMA dans les systèmes de santé de l’Etat.

Pour finir BASE a été sélectionné en tant que sous-récipiendaire communautaire par le FOSAP pour mener des activités de lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose au Tchad. BASE doit sensibiliser, dépister et prendre en charge un certain nombre de populations clés (jeunes en milieu communautaires et religieux, prisonniers, nomades, populations insulaires, réfugiés, et patients tuberculeux multi-résistants). Débuté en aout 2016, le projet doit durer 3 ans. Les premiers mois de mise en œuvre ont permis l’installation de l’équipe, la réalisation de deux missions de mise en place sur l’axe sud et sur l’axe Nord. Des sous-sous-récipiendaires ont été sélectionnés dans les neuf régions prioritaires et permettront la mise en œuvre et le suivi des activités sur le terrain. L’appui aux patients tuberculeux multi-résistants de l’Hôpital Général de Référence National de N’Djamena a déjà commencé et 20 formateurs ont été formés sur les IST, VIH/Sida, Tuberculose et techniques de communication. Le projet prendra toute son ampleur au cours de l’année 2017 et touchera des milliers de jeunes, prisonniers, nomades, réfugiés, etc., à travers le Tchad.

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Des cliniques mobiles comme stratégie de lutte contre la malnutrition dans les zones d’accès difficiles au Tchad : cas de la région de Wadi Fira

Le Tchad présente un taux de malnutrition aigüe globale qui dépasse régulièrement le seuil d’urgence qui est de 15% dans toute sa bande sahélienne. Ceci est encore plus marqué parmi les populations vivant dans des zones d’accès difficile comme la région de Wadi Fira située à l’extrême Est du Tchad. Le taux malnutrition aigüe globale y était de 24,4 % en 2010, dont 17,4 % de malnutrition aigue modérée et 7,4% de malnutrition aigue sévère.

La faible densité des populations, l’absence d’infrastructures adéquates, les longues distances qui séparent les villages des structures de santé, l’insuffisance du personnel en quantité et qualité sont des principaux facteurs qui entravent l’accès des communautés aux services de santé.

C’est dans ce contexte que l’ONG BASE, qui intervient dans cette région depuis 2006, a initié cette stratégie de mise en place de cliniques mobiles qui avait pour objectif d’atteindre les populations qui ne bénéficiaient pas des services de santé.

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