Dahab MANOUFI
Dans une société, en principe, les lois et les règles seraient indifférentes par rapport aux situations et aux statuts ou rangs sociaux. C’est-à-dire qu’une fois qu’elles ont été décidées, elles s’appliquent à tout le monde en toute circonstance, qui que tu sois, où que tu sois, quel que soit le moment ou la circonstance. Le défi de la régulation, dans une société, est en réalité complexe car il concerne toute une série d’aspects, notamment : la conception des règles, leur mise en débat entre et par les concernés et les concernées, leur formulation, leur mise en application et la détermination de leur champ d’application, leur contrôle avec le cas échéant les sanctions qui sont à mettre en œuvre en cas de violation, leur évaluation et leur transformation ou adaptation suite à leur évaluation. Pensez-vous qu’au Tchad les règles et lois sont connues et comprises ? Font-elles l’objet de discussion ou de débat approfondi ? Sur la place publique ou dans les sphères privées ? Les limites et les interdits des règles et des lois empêchent-elles ? S’appliquent-elles à tout le monde en toute circonstance, qui que tu sois, où que tu sois, quel que soit le moment ou la circonstance ? Sous l’effet de la peur ? Pour éviter la honte ? Parce qu’on y adhère ? Arrangent-t-elle ou dérangent-t-elle ? Voici une première de questions que BASE met en débat ; à vos plumes et à très bientôt pour en discuter à cœur ouvert dans l’intérêt de la société tchadienne.

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