Former les agents de santé communautaire pour lutter contre la Tuberculose

Dans le monde, et particulièrement en Afrique, la Tuberculose reste une préoccupation de santé publique majeure. En effet, selon l’OMS, 1 personne sur trois est infectée par le Bacille de Koch dans le monde, soit plus de 2 milliards de personnes. Le Tchad ne fait pas exception puisqu’en 2015, on recensait plus de 11 000 nouveaux cas ou rechute.

L’enjeu pour le Tchad est d’atteindre les objectifs de la Stratégie mondiale «  mettre fin à la tuberculose ». Cette stratégie vise à mettre un terme à l’épidémie mondiale de tuberculose en réduisant le nombre de décès de 95% et l’incidence de 90% entre 2015 et 2035 et en faisant en sorte que plus aucune famille ne supporte de coûts catastrophiques liés à la tuberculose.

Cela passe par un meilleur accès aux soins, mais aussi par un important travail de prévention et de suivi au sein de la communauté. C’est dans ce cadre, et grâce au soutien du FOSAP et du Fonds Mondial que le BASE met tout en œuvre pour renforcer les capacités de communautés en matière de lutte contre la tuberculose.

Ainsi, depuis le 30 octobre 2017, BASE a lancé une série de formations qui, à terme, doit permettre de former plus de 700 agents de santé de communautaire à travers tout le pays. Les agents de santé communautaire seront formés sur les symptômes de la tuberculose, le traitement, la co-infection VIH-TB, les bonnes pratiques d’hygiène et assainissement entre autres. Leur rôle sera de sensibiliser la population, identifier et orienter les tousseurs de plus de quinze jours vers les centres de dépistage de la tuberculose et rechercher activement les absents au traitement.

Les ASC pourront donc sensibiliser les personnes autour d’eux, tant sur les bonnes pratiques que sur les premiers signes de la tuberculose et les méthodes de prévention. Mais leur vigilance, et leur présence au sein-même de la communauté leur permettra aussi de détecter les tousseurs de plus de quinze jours et de les orienter vers les centres de dépistage. Le travail des ASC ne s’arrête pas là, puisqu’en collaboration avec le personnel de santé, ils devront veiller au bon respect du traitement par les patients tuberculeux. En cas d’absence, l’ASC devra rechercher le perdu de vue et l’inciter à poursuivre son traitement correctement. Cette phase de recherche des perdus de vue est primordiale car en cas d’absence prolongée au traitement, le patient a plus de change de développer une forme multirésistante de la tuberculose. Elle devient alors plus compliquée à soigner et le traitement est plus long et plus lourd.

Ce travail des agents de santé communautaire est nécessaire et complémentaire de celui des personnels de santé. L’ASC, présent dans la communauté a un rôle important de prévention et de suivi. Il peut mener à bien cette mission grâce aux connaissances qu’il a acquises pendant les formations, et grâce à la confiance que les membres de la communauté ont placée en lui.

Parmi les 714 agents de santé communautaire qui seront formés par BASE, 210 sont d’ores et déjà actifs et font des séances de sensibilisation sur les IST, le VIH et la tuberculose parmi les jeunes en milieu communautaire, religieux et carcéral. 50 relais nomades seront également formés et feront ce travail de prévention, identification, orientation et suivi au sein des communautés nomades qui ont souvent très peu accès aux soins de santé.  Tous les autres ASC travailleront avec les centres de traitement de la tuberculose à travers tout le pays.

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