Rapport d’activités BASE-Tchad 2016

Ce rapport narratif présente les activités du BASE-TCHAD durant la période allant de janvier à décembre 2016.

Cette année 2016 a été marquée par la poursuite des activités du projet   « Intervention nutritionnelle et santé communautaire dans les quatre districts sanitaires de la région de Wadi Fira » en partenariat avec le PAM et l’UNICEF (depuis septembre 2016 et qui prendra fin au mois de Mars 2017) et aussi le projet des soins et entretiens des réfugiés soudanais à l’Est du Tchad en partenariat avec l’UNHCR depuis plus de 6 ans. Le BASE a également lancé un nouveau projet en partenariat avec le FOSAP. Ce projet vise à lutter contre le VIH/Sida et la tuberculose en renforçant les communautés et en appuyant la prise en charge à travers 9 régions du Tchad.

Deux réunions de Comité de Direction en Avril et Octobre 2016 ont été tenues pour le suivi de l’exécution des activités. Tous les coordinateurs des projets ont été conviés à cette rencontre, ils ont présenté leurs activités et des recommandations ont été faites.

L’UNHCR et le BASE ont poursuivi leur protocole d’accord bipartite de mise en œuvre du projet dans les camps des réfugiés de Farchana et Gaga pour une durée de 12 mois (janvier à décembre 2016). Le projet était intitulé : « Soins et entretiens des Réfugiés Soudanais à l’Est du Tchad ».  Le BASE était chargé d’assurer les soins de santé primaire, de santé de la reproduction et VIH/SIDA et de nutrition en vue d’améliorer l’état de santé des réfugiés des camps de Gaga et Farchana sous un financement assuré par l’UNHCR.

Les deux camps des réfugiés soudanais de Farchana et Gaga sont situés respectivement dans les départements d’Assoungha (District d’Adré) et de Ouara (District d’Abéché) de la région de Ouaddaï. Ces deux camps disposent de centres de santé gérés par le BASE. Chaque centre de santé est appuyé par un médecin, cinq infirmiers, trois sages-femmes et des agents de santé communautaire. Le système de référence et contre référence est fonctionnel et a suivi les niveaux de la pyramide sanitaire. Les références ont été orientées vers l’Hôpital de District d’Adré et l’Hôpital Régional d’Abéché.

Le Bureau d’Appui Santé et Environnement (BASE) en partenariat avec la Délégation Sanitaire Régionale de Wadi Fira, le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a prolongé la mise en œuvre du « projet de lutte contre la malnutrition aigüe modérée » qui a débuté en Mai 2016 et a pris fin le 1er février 2017. L’objectif consistait à contribuer à la réduction de la morbidité et de la mortalité liées à la malnutrition aigüe globale des enfants de moins de cinq ans, des femmes enceintes et allaitantes qui sont un problème de santé publique dans cette région du Tchad. C’est aussi pour consolider les acquis du précèdent programme et engendrer d’autres actions novatrices bénéfiques pour la communauté.

La malnutrition persiste toujours dans la région de Wadi Fira. En effet, l’enquête SMART d’Août à Octobre 2016 révèle que le taux de la MAG qui était de 18% l’année dernière avait chuté à 13,7% et le taux de la Malnutrition chronique globale est passé 29,5 % à 33,7%.

Il se pose un grand défis de la prise en charge en zones B qui sont éloignées des Centres de Santé (zones A) et difficilement accessibles par les agents de l’Etat par manque des moyens logistiques.  En conséquence, les enfants avec malnutrition aigüe sévère des zone B sont délaissés et ne bénéficient d’aucune prise en charge c’est ce qui n’est pas conforme au protocole de la PCIMA. Pour contrer ce phénomène, BASE, en partenariat avec l’UNICEF de septembre 2016 à février 2017, a mis en place des cliniques mobiles. Les cliniques mobiles ont trouvé toute leur importance dans l’amélioration de l’accessibilité des soins nutritionnels aux enfants de zone B. Entre 2011 et 2012, le nombre des UNA est passé de 2 à 46 pour atteindre actuellement 52 UNA. Le nombre d’enfants pris en charge représente une couverture de 77% grâce aux cliniques mobiles du BASE.

Un appui de chaque district appuyé par un point focal nutrition a permis la bonne gestion des intrants nutritionnels. Grace au réseau communautaire que BASE disposait dans la région, il a pu accroitre les dépistages et les référencements précoces. Le manque d’une bonne éducation nutritionnelle et la faible connaissance de pratique familiale essentielle ont été des problématiques qui se posaient à cette communauté ; c’est pourquoi il était important de promouvoir ces activités dans la PCIMAS à travers les animateurs et les relais communautaires.

La stratégie était cette fois ci d’impliquer davantage la communauté sur la prise en charge nutritionnelle, de former les ménages (maman lumière) sur les techniques de dépistage de leurs enfants et d’intégrer de manière formelle les activités de PCIMA dans les systèmes de santé de l’Etat.

Pour finir BASE a été sélectionné en tant que sous-récipiendaire communautaire par le FOSAP pour mener des activités de lutte contre le VIH/Sida et la tuberculose au Tchad. BASE doit sensibiliser, dépister et prendre en charge un certain nombre de populations clés (jeunes en milieu communautaires et religieux, prisonniers, nomades, populations insulaires, réfugiés, et patients tuberculeux multi-résistants). Débuté en aout 2016, le projet doit durer 3 ans. Les premiers mois de mise en œuvre ont permis l’installation de l’équipe, la réalisation de deux missions de mise en place sur l’axe sud et sur l’axe Nord. Des sous-sous-récipiendaires ont été sélectionnés dans les neuf régions prioritaires et permettront la mise en œuvre et le suivi des activités sur le terrain. L’appui aux patients tuberculeux multi-résistants de l’Hôpital Général de Référence National de N’Djamena a déjà commencé et 20 formateurs ont été formés sur les IST, VIH/Sida, Tuberculose et techniques de communication. Le projet prendra toute son ampleur au cours de l’année 2017 et touchera des milliers de jeunes, prisonniers, nomades, réfugiés, etc., à travers le Tchad.

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