Supervision formative en PTME et PEV au centre de santé de Farchana

Le consultant de l'OMS, le chef de la zone du DS d'Adré et les agents vaccinateurs autour de la courbe de vaccination

Les orientations de santé concernant la mère et l’enfant constituent un élément essentiel de la mise en œuvre du projet de santé des réfugiés soudanais vivant dans les camps de Farchana et Gaga à l’Est du Tchad. C’est dans ce cadre qu’une équipe du district sanitaire d’Adré composée du Médecin Chef du District, du consultant de l’OMS à Adré et du Chef de la Zone d’Adré a effectué une supervision formative au centre de santé du camp des réfugiés de Farchana le 12 avril 2016.

Cette supervision avait pour objectifs de renforcer la capacité du personnel de santé notamment les sages-femmes, les ATS accoucheuses et les agents chargés de la vaccination ; de s’assurer de l’effectivité de la mise en œuvre des activités du VIH/Sida en général et de la Prévention de la Transmission Mère-Enfant (PTME) et pour finir d’identifier les contraintes majeures du centre de santé ainsi que les mesures déjà prises ou à prendre pour atteindre les résultats escomptés.

Des recommandations ont été faites après la supervision et l’équipe cadre du district d’Adré s’est retournée très satisfaite des activités déjà réalisées au centre de santé par BASE.

Le MCD d'Adré et les sages femmes à la maternité
Le MCD d’Adré et les sages femmes à la maternité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le centre de santé de Farchana, au cours du premier trimestre de l’année 2016, a dépisté dans le cadre de la PTME 419 femmes enceintes dont 3 étaient positives. Ces femmes ont reçu des conseils avant et post test. Les trois femmes dépistées positives sont prises en charge par le centre de santé du camp en collaboration avec le district sanitaire d’Adré. Leur état de santé s’améliore très bien car elles suivent bien les conseils des agents de santé avec le respect des rendez-vous. Les femmes représentent 55,71% de la population totale du camp.

Les femmes enceintes bénéficient du test de dépistage du VIH gratuitement ce qui permet de protéger leurs enfants contre le VIH par une prise en charge médicale. Le risque qu’une femme transmette le virus à son enfant est de 20 à 40% (OMS). La PTME permet d’une part de réduire la transmission du VIH à leur enfant et par conséquent de réduire la mortalité infantile, et d’autre part, un dépistage précoce des femmes peut favoriser une meilleure prise en charge en cas de contamination.

BASE accentue la sensibilisation sur le dépistage volontaire dans les camps des réfugiés et la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida. 407 femmes et 185 hommes ont été sensibilisés à la maternité dans le cadre de la PTME.

Nous ne devons pas accepter qu’un enfant naisse avec le Sida. Il nous appartient toutes et tous de prévenir individuellement et collectivement la transmission de la maladie aux nouveau-nés.

 

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